C’est l’histoire d’une évidence, une histoire qu’il est difficile de résumer en 400 caractères ou presque, l’histoire calquée sur celle de la bouture devenue rose grâce aux soins particuliers qui lui ont été dispensés. L’histoire d’un banquier qui ne pouvait être satisfait par une journée de huit heures de travail, qui a toujours voulu fonder son entreprise et qui voyait dans le métier de libraire comme un accomplissement de soi, une satisfaction bien personnelle. C’est aussi l’histoire d’une dame qui a répondu à l’appel comme dans tout ce qu’elle entreprenait et qui a voulu rendre le rêve de son époux encore plus tangible en devenant «  la dame de la librairie » comme titrait si bien livres-hebdo en l’interviewant.  Et finalement c’est l’histoire des enfants qui ont tellement baigné dans les livres qu’ils ne se voyaient nulle part ailleurs. Une histoire de famille comme il doit y en avoir d’autres, sauf que c’est mon histoire de la Librairie Stephan.

 

Petite Librairie deviendra grande contre vents et marées.

Une librairie de 30 mètres carrés a été le point de départ du projet. C’était les années fastes d’un Liban d’avant-guerre où la culture  était une priorité dans une société insouciante et curieuse de tout. L’évolution vers une activité de distribution allait de soi et la mise en place d’une équipe compétente et dédiée nécessaire.

La guerre civile libanaise n’a pas tardé à transformer l’activité en lutte au quotidien afin de survivre dans un contexte de plus en plus difficile surtout avec la dévaluation de la livre libanaise. Toute la famille a mis la main à la pâte, y compris la benjamine, tout petit bout d’chou à l’époque mais qui a insisté à contribuer.  La détermination et l’esprit combatif ont triomphé, et l’arrivée du fils ainé fait prendre un nouveau tournant pour répondre à une demande du marché de plus en plus marquée pour les collections culturelles dont les ventes ont connu un essor sans précédent dans ces années 90  d’après-guerre.

  Un rêve de librairie.

L’étape suivante est le résultat de mon envie d’ouvrir la librairie de mes envies, celle où je pouvais à ma guise proposer les livres que j’aimais, qui m’interpellaient, un lieu d’échange et de partage de  découvertes sans cesse renouvelées de toutes sortes de livres, de la littérature enfantine à la bande dessinée en passant par la littérature, les livres d’art ou autres.

  L’Edition, étape déterminante.

Pour ne pas s’arrêter en si bon chemin et pour couvrir toute la chaine du livre il fallait absolument faire de l’édition. Choisir soi-même quel livre portera le label Stephan me donne une sensation de pérennité inégalable. Travailler avec des auteurs et des dessinateurs pour avoir un produit fini à partager avec les libraires autant qu’avec les lecteurs c’est pour ainsi dire parachever le don de soi au beau métier du livre.  

La diffusion, un jalon supplementaire

Pour couronner tout ceci vint le projet de diffusion de livres scolaires, les dictionnaires ainsi que les livres traitants de sciences humaines de l’une des plus prestigieuses maisons d’édition en langue arabe qu’est dar el machreq, et l’impression que ce chemin initié par un banquier amoureux des livres n’est pas près de s’arrêter là. Il a donc été nécessaire pour une meilleure diffusion internationale surtout de mettre en place un outil qui mettra à la disposition du lecteur tout notre savoir-faire et notre souhait le plus cher de partage de moments de lecture et d’échanges inoubliables d’où la plateforme www.librairiestephan.com .